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Quand l'eau ne dort pas

Quand l'eau ne dort pas

A Cherbourg, il n’y a pas que des parapluies : il y a une grande rade, aussi.

Il y a parfois au fond de l’eau des choses inhabituelles” : ainsi commence Cherbourg, le premier roman de Charles Daubas. Mais qu'y a-t-il donc au fond de cette rade ? Suite à la démolition d’un quartier, d’étranges blocs de béton re-surgissent à la surface. Au même moment, un sous-marin nucléaire est démantelé. Une explosion survient, un adolescent disparaît. Et on comprend que cette eau qui paraît dormir alimente surtout les rêves et les fantasmes de ceux qui longent son bord...

Des premiers romans publiés dans la “collection blanche” de Gallimard (mais si, vous savez : la “nrf”), il n’y en a pas dix mille. Pas étonnant que celui-ci fasse partie du club : Cherbourg est un thriller poétique qui parle d’adolescence, de pollution, de croyances, des histoires qu’on nous raconte et de celles qu’on se raconte...

Et qui nous rappelle d’une chose : il faut se méfier de tout, y compris de soi.



Rade de Cherbourg.
A gauche, l'agitation de la haute mer. A droite, le calme de la rade. 

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Cherbourg, de Charles Daubas, Editions Gallimard. 18 euros.

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